En cas de crise
 

I. Reconnaître qu'il y a des changements chez la personne.
Par exemple il se peut que le proche change son habillement,
son attitude, son alimentation,
que son sommeil soit perturbé.
Les propos de celui-ci peuvent être décousus
et son attention peut être difficilement soutenue.

2. Demander de l'aide auprès des ressources en santé mentale.
Consulter par téléphone ou en personne le psychiatre
ou le personnel qui s'occupe de votre proche en milieu hospitalier ou au
C.L.S.C.

3. Reconnaître vos propres limites comme individu; jusqu'où êtes-vous prêt(e) à aider l'autre?
Ex: Je suis capable de demander de l'aide pour mon proche,
mais je suis trop paniqué/e pour
le reconduire à l'hôpital lorsqu'il est en crise.
Ou encore, j'ai mal pour lui,
j'ai toujours le sentiment
qu'il n'est vraiment pas bien et je ne sais pas quoi faire...

Ce langage démontre bien la difficulté à établir
des limites personnelles.
À ce moment il n'y a pas de bons
ou de mauvais comportements.
Cependant, Si vous vivez un inconfort majeur
dans la situation de crise,
la personne qui souffre ressentira votre malaise.

4. Lorsque nécessaire, reconduire la personne à l'hôpital
et faites part de vos observations au personnel soignant.
Prenez des notes si possible.
Celles-ci rédigées de façons
à ce qu'on puisse retrouver
(la date, l'heure et une brève description du comportement du malade)
permettront au personnel d'avoir une bonne idée de ce qui se passe.
5. Demander à rencontrer le psychiatre
Si possible afin de connaître l'évolution
du traitement et de ce qui peut être fait
pour soutenir la personne qui souffre.
6. Faire le point sur votre réalité
de proche et sur vos disponibilités
lors de la sortie de l'hôpital de la personne

Crise psychotique chez la personne...

1. Vérifier si la personne entend ou voit quelque chose.
Si oui, lui demander ce qu'elle voit ou entend.
2. Confirmer à la personne ce qu'elle voit et entend,
toutefois lui dire qu'elle est la seule à voir et à entendre ces choses.
3. À ce stade, éviter de contrarier la personne.
4. Demander à la personne de décrire ce qu'elle voit
et entend afin de connaître le contenu de son délire.
(Faites-vous partie intégrante du délire?
Si vous constatez que vous êtes dans le délire,
cessez la démarche d'aide et reculez.

DEMANDEZ DE L'AIDE.

Si vous n'y êtes pas,
rassurez la personne et tentez qu'elle se fasse aider
dans les plus brefs délais.)
5. Lorsque nécessaire,
supprimer les sources qui peuvent alimenter le délire
(ex: les téléphones ou la musique ou tout autre cause.)
6. Distraire la personne(si cela est possible)
afin de diminuer l'emprise du délire
et référer la personne aux ressources d'aide.

Dans la situation de crise,
quelle soit psychotique ou non,
on recommande de faire un retour
avec la personne qui a vécu la crise lorsque celle-ci est terminée.
Rédiger avec cette personne, un plan d'action
au cas où il y aurait urgence ou rechute.
Rappelez-vous que le caractère dramatique
de la crise ne lui enlève pas son caractère temporaire


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